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PDVSA : comment, en vingt ans, des choix politiques ont détruit l’un des plus grands actifs pétroliers du monde. (Auteur: Samy BENOUDIZ)

  • Samy BENOUDIZ
  • 6 janv.
  • 2 min de lecture
PDVSA La destruction d'un actif pétrolier Crédit photo Reuters
PDVSA La destruction d'un actif pétrolier Crédit photo Reuters

Dans ma vie professionnelle, j’ai croisé de nombreuses personnes ayant travaillé pour PDVSA ou collaborant encore avec elle. Cette entreprise est revenue souvent dans les échanges, presque comme un fil rouge. Voici pourquoi.


Le #Venezuela possède certaines des plus importantes réserves pétrolières mondiales. Pourtant, sa compagnie nationale, #PDVSA, n’est aujourd’hui que l’ombre de ce qu’elle fut.


Avant l’arrivée d’Hugo #Chávez au pouvoir en 1999, PDVSA était une entreprise pétrolière performante, techniquement reconnue, ouverte aux partenariats internationaux – notamment américains – et capable de produire plus de 3 millions de barils par jour.

Le tournant intervient en 2003. À la suite du conflit avec les salariés et de la grève générale, le pouvoir procède à une purge massive : dirigeants, ingénieurs et techniciens expérimentés sont licenciés et remplacés par des fidèles du régime. Ils quittent en grande majorité le pays.


Tous ceux qui ont travaillé en Amérique latine à cette époque se souviennent de cette vague d’ingénieurs vénézuéliens hautement qualifiés contraints à l’exil.

Dans le même temps, les entreprises étrangères sont forcées de renégocier leurs contrats, leur rôle étant progressivement réduit, notamment dans les raffineries et les projets de l’Orénoque.

Les sanctions américaines, intervenues plus tard, ont incontestablement aggravé la situation. Mais elles n’en sont pas l’origine.


L’effondrement de PDVSA est d’abord celui d’une entreprise politisée, privée de ses compétences et de discipline industrielle.


Résultat : en vingt ans, la production pétrolière a chuté de plus de 80 %, tombant autour de 1 million de barils par jour, alors même que les réserves sont loin d’être épuisées.


PDVSA n’est pas un accident économique. C’est un cas d’école de destruction d'un actif stratégique, né de la rupture entre la compétence technique, la gouvernance industrielle et l’intervention politique de l’État.



 
 
 

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